Syrie : « grand fan » d'Erdogan, Donald Trump reste évasif




Après des semaines d’échanges tendus et parfois confus, Donald Trump a vanté mercredi sa bonne entente avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan tout en restant évasif sur la Syrie un mois après l’offensive militaire d’Ankara. « Je suis un grand fan du président », a lancé d’entrée le locataire de la Maison-Blanche en évitant soigneusement les sujets qui fâchent tels que l’achat par la Turquie de systèmes de missiles antiaériens S-400 à la Russie. Le milliardaire républicain s’enorgueillit de savoir négocier avec les dirigeants autoritaires. Mais ses tractations avec Recep Erdogan au cours des semaines écoulées ont été pour le moins chaotiques. Après l’annonce par Donald Trump du retrait des troupes américaines déployées dans le nord-est de la Syrie, Ankara a lancé, le 9 octobre, une offensive militaire visant les forces kurdes, alliées de la coalition internationale dans la lutte contre les djihadistes. Fortement critiqué, Trump a ensuite durci le ton, menacé de « détruire » l’économie turque et autorisé des sanctions contre la Turquie, qui ont été levées après un accord conclu mi-octobre. « Le cessez-le-feu continue à tenir », s’est félicité Donald Trump, restant muet sur les critiques selon lesquelles il a, par son retrait précipité, abandonné les forces kurdes.

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